Pouillon-Lerch

04/06/2012

Drouot salle 7

Succession Jacques Pouillon et Collection Charles-Henri Lerch

Vente aux enchères publiques
le lundi 4 juin 2011 à 14 h 30
Hôtel Drouot salle 7

Dessins anciens
Sculptures antiques et médiévales,
Céramiques, Objets d’art, Mobilier

Exposition publique à l’Hôtel Drouot le samedi 2 juin de 11 h à 18 h et le matin de la vente de 11 h à 12 h

Jacques Pouillon (1935-2011), grand prix de Rome de sculpture en 1959 à l’âge de 24 ans (avec Georges Jeanclos) reçut aussitôt une commande de la ville de Fréjus pour une sculpture monumentale, mémorial aux disparus du barrage de Malpasset. Il en fit un gisant.
Dès 1966, il entreprit de devenir antiquaire spécialisé dans les cheminées anciennes, les éléments d’architecture et de décoration en pierre et marbre.
C’est ainsi qu’il ouvrit avec son épouse un atelier-galerie à Versailles où l’on venait chercher la cheminée ancienne de caractère, un buste en marbre, un chapiteau roman, une fontaine ou une boiserie.
Des clients prestigieux firent sa connaissance et lui confièrent l’aménagement de leurs demeures.
Il appréciait le détail d’une élégante moulure.
Il travaillait sans compter.
Il était audacieux mais discret.
Il aimait la sculpture ancienne et particulièrement ces petits et plus gros objets qu’il conservait dans sa maison des Charente et qui sont en vente aujourd’hui.
François et Christine Pouillon
. . .
Charles-Henri Lerch (1929-2011), archiviste paléographe, directeur des Archives départementales de la Haute-Saône en 1957, de Seine et Marne en 1973, du Calvados en 1981 ; conservateur général à la direction de la bibliothèque des Archives nationales à Paris en 1990.
Charles-Henri Lerch eut toute sa vie une passion fervente pour l’art.
Ses connaissances étaient encyclopédiques, nourries par son immense bibliothèque et ses visites incessantes aux expositions et aux musées.
Je n’oublierai jamais nos marathons au Louvre, à Vienne, à Londres, en Italie… Infatigable, il m’accompagnait encore ces dernières années dans les tournées pour le recensement de l’orfèvrerie des églises ardennaises.
Bien avant, il avait collaboré étroitement aux recherches et aux publications de son épouse Solange Brault-Lerch, détachée du CNRS au département des objets d’art du Louvre, sous la direction de Pierre Verlet. Elle y fut notamment une pionnière dans l’étude de l’orfèvrerie provinciale et publia sur les orfèvres de Franche-Comté, de Troyes, de Bourgogne, des Ardennes. Elle mena également d’importantes recherches, inédites, sur les autres régions de Champagne.
En sus de leurs qualités de coeur, je souhaite enfin saluer ici le désintéressement de ces deux amis qui n’ont conservé que peu d’orfèvrerie, essentiellement des couverts aux poinçons de Franche-Comté qui seront vendus le 13 juin 2012, en raison d’une importante donation d’orfèvrerie comtoise au musée de Besançon il y a quelques années.
Thierry Mulette