Collection Catherine Dior, derniers souvenirs de famille

26/03/2012

Vente aux enchères publiques le lundi 26 mars à 14 h

en présence de maître Brissonneau

Exposition publique à l’Hôtel Drouot le samedi 24 mars de 11 h à 18 h,
le dimanche 25 mars de 11 h à 18 h et le matin de la vente de 11 h à 12 h

Commissaire-priseur habilité : Maître Pascal Bégo

Fauché prématurément en pleine gloire, à l’âge de 52 ans, Christian Dior,génie de la mode, se fit un nom qui après un demi-siècle, symbolise toujours le luxe et le raffinement français. Issu de la grande bourgeoisie provinciale et destiné à la diplomatie, il était devenu marchand de tableaux. La crise de 29 aura raison de ses ambitions premières ainsi que de la fortune familiale…
Industriel ruiné, son père, Maurice Dior, acheta en 1932 pour en faire sa résidence principale, un petit mas « Les Naÿssès », situé sur les coteaux ensoleillés du village varois de Callian. A sa mort en 1946, sa fille Catherine
en hérita et Christian Dior y garda sa chambre alors que, fortune faite, il avait acquis en 1951 le château de la Colle Noire situé sur la commune voisine de Montauroux. L’architecte André Svetchine qui conduisit les travaux
de restauration de la Colle Noire pour Christian Dior participa également à l’agrandissement et à l’embellissement des Naÿssès. Après le décès de Christian Dior à la fin de l’été 1957, nombre de meubles, tableaux et objets passeront naturellement d’une maison à l’autre ou arriveront de l’hôtel particulier du boulevard Jules-Sandeau.
Ce sont ces derniers souvenirs de la famille Dior et plus particulièrement ceux de Christian Dior et de sa soeur cadette Catherine qui sont aujourd’hui livrés aux enchères. Dans cette maison au charme incomparable, la marque de cette éminente et discrète figure de la haute-couture ainsi que celle de sa soeur étaient partout présentes. Cette dernière qui aimait tant son jardin, passion de famille s’il en fût, cultiva pendant des années et avec le plus grand bonheur des centaines de rosiers rosa centifolia, fournissant ainsi les parfumeurs grassois
pourvoyeurs des grandes maisons de parfum parisiennes. Sans nul doute se souvenait-elle de sa mère Madeleine, qui avait planté la roseraie du jardin de leur villa « Les Rhumbs » à Granville.
Aujourd’hui cette page est définitivement tournée, la maison telle que nous l’avons connue n’est plus, seuls restent les objets, derniers vestiges de nos souvenirs.

Pascal Bégo