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Lot 128

Vendu : 65 000 €

Sir William BEECHEY (Burford, 1753 – Londres, 1839)

Catégorie : Tableau Ancien

Sir William BEECHEY (Burford, 1753 – Londres, 1839)
Portrait de Kenneth Dixon (1782-1814) jouant au volant
Toile.
135 x 100 cm
Provenance :
Christie’s, Londres, 3 mai 1902, lot 73, non repr., « An admirable portrait of Kenneth Dixon, son of John and Anne
Dixon of Totteridge, Herts, when a youg boy, in dark suit and white frills, large hat with feathers, in a landscape playing
battledore » (canvas, 53 in. by 40 in.).
Acquis à cette vente par Mr Home (200 gns).
Bibliographie :
W. Roberts, Sir William Beechey, London 1907, décrit p. 201.
Beechey a probablement suivi la classe de Johann Zoffany à la Royal Academy de Londres, institution qu’il intègre luimême
en 1798. Peintre de la famille royale, il reçoit les commandes de l’aristocratie anglaise. Ce portrait de Kenneth
Dixon, né le 21 février 1782, s’inscrit dans le mouvement qui commence à donner son plein statut à l’enfance : la
raquette, tout comme les fusils posés au sol, sont adaptés à la taille de l’enfant.
John Locke, le premier, dans ses Pensées éducatives publiées en 1692, a théorisé les vertus éducatives du jeu, celui
en plein-air contribuant à fortifier l’enfant. En 1762, l’Emile ou De l’éducation de Rousseau est traduit en anglais,
permettant la diffusion d’une pédagogie qui valorise les expériences personnelles de l’enfant.
L’engouement pour les jeux de raquette dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle est européen : en 1742, Lépicié grave
la Jeune fille à la raquette de Chardin, la titrant ainsi, »Sans souci, sans chagrin, tranquille en mes désirs / Une raquette,
et un Volant forment tous mes plaisirs ».

Bibliographie:
W. ROBERTS: Sir William Beechey, London, 1907 décrit p.201

Beechey a probablement suivi la classe de Johann Zoffany à la Royal Academy de Londres, institution qu’il intègre lui-même en 1798. Peintre de la famille royale, il reçoit les commandes de l’aristocratie anglaise. Ce portrait de Kenneth Dixon, né le 21 février 1782, s’inscrit dans la vague qui, accompagnant la baisse de la mortalité infantile, donne son plein statut à l’enfance: la raquette est adaptée à la taille de l’enfant à qui l’on reconnaît le droit de jouer, tout comme les fusils posés au sol.
Le premier, dans ses « Pensées éducatives » publiées en 1692, John Locke a théorisé les vertus éducatives du jeu, celui en plein-air contribuant à fortifier l’enfant. En 1762, l’ « Emilie » de Rousseau est traduite en anglais, permettant la diffusion d’une pédagogie qui valorise les expériences personnelles de l’enfant.
L’engouement pour les jeux de raquette dans la deuxième moitié du XVIII° siècle est européen: en 1742 Lépicié grave la Jeune fille à la raquette de Chardin, la titrant ainsi: « Sans souci, sans chagrin, tranquille en mes désirs/Une raquette, et un Volant forment tous mes plaisirs ».