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Lot 33

Vendu : 95 000 €

Gabriel François DOYEN (1726 – 1806)

Catégorie : tableau

Gabriel François DOYEN (1726 – 1806)
Louis XVI reçoit à Reims, après son sacre, les hommages des chevaliers du Saint Esprit, en tant
que Grand Maitre de l’Ordre, 13 juin 1775.
Toile.
89,5 x 127,5 cm
Restaurations anciennes.
Provenance : Collection Huart au XIXe siècle.

Notre tableau est certainement le modello du tableau commandé par l’ordre du Saint-Esprit en 1775 pour être placé dans le choeur de la chapelle de l’Ordre dans l’église des Grands Augustins à Paris afin de compléter la série des grands maîtres de l’Ordre qui s’étaient succédés depuis sa fondation par Henri III, série qui comptait déja quatre tableaux. Le tableau définitif est aujourd’hui conservé au musée de Versailles (RF 2313, toile, 345 x 485 cm). Il est proche de notre esquisse avec quelques variantes (absence du personnage à gauche, draperies…). Aux pieds du Roi se trouvent le comte de Provence et le comte d’Artois ; puis Louis Philippe Ier, duc d’Orléans (1725-1785) et Louis Philippe-Joseph, duc de Chartres (1747-1793).

En arrière, les officiers de l’ordre : d’Aguesseau, prévôt-commandeur ; Phélyppeaux d’Herbault, archevêque de Bourges, surintendant ; le comte de Vergennes, secrétaire, prévôt et maitre des cérémonies ; Bertin, grand trésorier (voir : Sacre et couronnement de Louis XVI(…) à Reims le 11 juin 1775 (…), Paris 1775, p. 97). De cette importante commande qui échut à Doyen, deux premières étapes de son processus créatif nous étaient jusqu’ici connues :
– une première pensée (probablement sur toile, environ 100 x 140 cm) (ill. 1) était autrefois conservée au château de Couléon, La Chapelle-Saint-Esprit (Sarthe). Provenant des collections de la famille de la comtesse Le Bègue de Germilly, née Sinety, elle présente une composition très différente, surtout dans son point de vue (M. Sandoz, Gabriel François Doyen (1726-1806), Paris, 1975, p. 46, n° 41a).
– une deuxième esquisse, (ill. 2) conservée au musée d’Arras, nous montre une composition plus proche de la nôtre mais dans un espace plus aéré, sans les colonnes doriques et avec le même de sotto in su qui donne à la composition toute son ampleur et sa majesté. (M. Sandoz, op. cit. n° 41b).
Cette redécouverte, ultime étape avant la réalisation du tableau en grand est probablement celle qui fut présentée au Grand Maitre de l’Ordre pour approbation.