Lots

Lot 30

Estimation : 40 000-60 000

École vénitienne de la fin du XVII e siècle, suiveur de Joseph HEINTZ le jeune

Catégorie : Tableau Ancien

École vénitienne de la fin du XVII e siècle, suiveur de Joseph HEINTZ le jeune
Vues de Venise pendant les jeux
Suite de quatre toiles.
L’un daté sur une affiche 1693.
Accidents et enfoncements.
132 x 166 cm

Cette série représente quatre fêtes qui rythment le Carnaval de Venise. À l’époque, le 26 décembre marque le début de festivités qui durent plusieurs mois.
Nos toiles sont largement inspirées de celles de Joseph Heintz le jeune (vers 1600-1678) qui, le premier, a peint ces sujets (par exemple, la série conservée à la galerie de la résidence à Würzburg, les tableaux au Germanisches Nationalmuseum à Nüremberg ou au musée Correr à Venise).

L’après-midi du jour de Pâques, le doge se rend en cortège à l’église San Zaccaria avec les représentants politiques
et ecclésiastiques de la ville. Au milieu de la procession, sous un dais porté par un patricien, il porte le «corno», le
premier ayant été offert par l’abbesse de San Zaccaria. La perspective adoptée permet une vision complète et riche
de la société vénitienne venue admirer la procession: les patriciens en veste patricienne ou en tabarro, habit
typiquement vénitien, se mêlent aux curieux, mendiants et vendeuses ambulantes.
Le combat de poings opposait les Nicoletti aux Castellini, deux factions qui représentaient des quartiers de Venise.
Elles devaient s’emparer des ponts de la ville en se battant pour montrer leur bravoure. Les vainqueurs fêtaient
leur combat toute la nuit. Le tableau montre la violence qu’impliquent de tels divertissements : les participants se ruent sur les ponts et se bousculent afin de faire tomber à l’eau leurs adversaires, créant une marée humaine. Ces
joutes excitaient les Vénitiens qui se postaient à l’ombre des stores vénitiens, sur les toits ou sur un pont de gondoles pour encourager leur clan. La chasse aux taureaux est un divertissement très prisé durant le Carnaval.
Sur le Campo de San Paolo, les personnages sont tous costumés, qu’ils soient spectateurs ou chargés de retenir les taureaux à l’aide de cordes attachées aux cornes de l’animal. Quand les chiens assaillent les bêtes : c’est la molada que les spectateurs suivent depuis leurs fenêtres ou depuis les gradins mis en place pour l’occasion.
Le jour du Jeudi Gras, la Piazzetta Saint-Marc est envahie de spectateurs costumés. On y dresse la Macchina,
structure richement décorée qui sert d’estrade aux acrobates des « forces d’Hercule », puis de base pour
tirer les feux d’artifices. Dans le même temps, un dernier acrobate exécute le « vol de l’ange, s’élançant de la pointe
du campanile, pour rejoindre l’autre extrémité de la place.