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Lot 9

Vendu : 8 500 €

Charles LEFEBVRE-DESNOUETTES (1773-1822)

Catégorie : autographe

. Charles LEFEBVRE-DESNOUETTES (1773-1822) général d’Empire, condamné à la mort à la Restauration, il se réfugia aux États-Unis. MANUSCRIT autographe, et 2 CARTES manuscrites de son voyage dans les États-Unis, 1816 ; cahier in-8 de 43 pages, et 2 pages obl. in-4 ou in-fol.
CAHIER DE VOYAGE DANS LES ÉTATS-UNIS D’AMERIQUE, avec description topographique, botanique, zoologique, agricole et industrielle, des États ou territoires de Virginie, l’Ohio, Kentucky, Indiana, Illinois, Missouri et la Louisiane, que le général Lefebvre-Desnouettes traversa à l’automne de 1816, dans un voyage qui le mena de New-York à la Nouvelle-Orléans, où il arriva le 21 décembre 1816.
Deux cartes retracent son itinéraire, avec la liste des villes visitées : Philadelphie, Baltimore, Washington, Fredericksburg, Monticello, etc. ; l’une est dessinée à la plume, l’autre, plus grande, est aquarellée.
 » VIRGINIE. Tout le territoire de cet etat depuis Stauntown jusqu’à l’Ohio est montagneux et presque sterile […] La varieté des arbres est bien plus grande qu’en Europe l’on y trouve une trentaine une grande quantité de sasafra ou de vigne sauvage j’en ai vu dont le tronc etoit gros comme le corps d’un homme d’une taille moyenne. Il y a beaucoup de gibiers tels que daim, chevreuil, cerf, faisan, dinde sauvage et petite perdrix. Il y a des loups des ours et des pantères « … OHIO :  » Gallipolis est dans une situation charmante, l’Ohio n’est pas là plus large que la Seine à Paris, mais ne debouche jamais. L’on peut avec succès entreprendre à Gallipolis des brasseries, distileries, et manufactures d’huile. […] La ville a dit-on 700 habitans dont un tiers françois, ces derniers avoient primitivement tout le teritoire et on les accuse d’avoir retardé l’agrandissement de la ville en monopolisant les terres et empechant les Americains de s’y etablir « … Dans le KENTUCKY, il parle des manufactures de textile et de papier, des taux bancaires et du délai de résidence nécessaire pour acheter des terres quand on n’est pas Américain. Dans l’INDIANA,  » les esclaves ne sont pas admis, et ainsi les terres sont beaucoup moins chers qu’au Kentucky, la population s’y est jetté depuis quatre ans et l’on voit des petites villes se batir de tous cotés « … Il juge Kaskaskia, la capitale de l’ILLINOIS,  » un assez miserable village où il se fait cependant du commerce pour les fourrures « … Dans le MISSOURI, il note que l’esclavage est la loi du pays :  » les noirs sont tres chers un bon negre coute de 6 a 8 cents dollards. La main d’œuvre est fort cher et la vie est très bon marché. […] Il y a encore beaucoup d’établissemens d’indiens dans ce territoire qui vivent très bien avec les blancs […] on les rencontre sur les chemins allant à la chasse […] souvent ils sont très parés à leur maniere ainsi que leurs sqhaws ou femmes qui sont quelques fois assez jolies « … Descendant le Mississipi en barque, il arrive le 25 novembre en LOUISIANA : il visite le lac de la Providence, les bayous, le fort Miro ; il fait état d’une maladie qui affecte les plantations de coton ; il longe la Rivière rouge, voit Alexandria ou les Rapides, les Attakapas, avant de gagner la Nouvelle Orleans…
ON JOINT une carte gravée de la Louisiana (Baltimore, F. Lucas, 1817).