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Lot 228

Sold: 600 €

Clemens, prince de METTERNICH (1773-1859) diplomate et homme d’État autrichien. L.A.S., Lemberg 21 octobre 1823, [à Henry WELLESLEY, ambassadeur britannique à Vienne] ; 8 pages in-8 (fentes aux plis réparées).

Category: Archives, authographes

Clemens, prince de METTERNICH (1773-1859) diplomate et homme d’État autrichien. L.A.S., Lemberg 21 octobre 1823, [à Henry WELLESLEY, ambassadeur britannique à Vienne] ; 8 pages in-8 (fentes aux plis réparées).
BELLE LETTRE DIPLOMATIQUE AU SUJET DU CONFLIT RUSSO-TURC, portant sur les provinces roumaines et la question de la Grèce, témoignant de la coopération étroite entre l’Autriche et la Grande-Bretagne. Il y est question du vicomte STRANGFORD, ambassadeur britannique à Constantinople (1820), du baron de STÜRMER, fils d’un internonce à Constantinople, de MINZIAKI, négociateur russe près la Sublime Porte, et du comte de NESSELRODE, ministre des Affaires étrangères russe.
Le courrier de Vienne lui a porté la lettre de l’ambassadeur, avec la copie de la dépêche de Lord STRANGFORD. ” Les communications que le B. de STÜRMER a été dans le cas de vous faire […] vous auront prouvé que je ne m’étois point trompé, quand j’ai osé admettre, que l’Empr de Russie, saisirait de préférence l’affaire par son gros bout, & que le détail du retard de l’évacuation des Principautés ne l’arrêterait pas dans sa marche vers la paix. Tel a en effet, été le cas, & il décide de tout un avenir ! Connoissant Lord Strangford personnellement, je ne suis point étonné de la chaleur avec laquelle il a pris la demande de l’évacuation […] comme un incident facheux & propre à renverser l’édifice qu’il venait de construire “. Mais le malentendu étant dissipé, il a dû éprouver ” une impression de satisfaction rédoublée. Le mal n’aura été qu’une 15e de jours d’incertitude morale pour lui. La récompense des services immenses que Lord Strangford a rendu dans l’affaire aujourd’hui finie, lui a été portée par mon éxpédition du 16 Octe. Mr de MINZIAKY part demain pour Constantinople. Il ne s’arretera à Hermannstadt, que le tems nécéssaire pour y recevoir les firmans que Lord Strangford a été invité de demander pour lui, à la Porte. Le choix du négociateur ne saurait être meilleur “… Il entretient l’ambassadeur des ” mouvemens rhumatismaux ” qui l’affligent, et de sa volonté de s’en remettre : ” mon ame s’est revoltée contre la chance de voir peut-être la cause de l’Europe, une cause qui m’a occupée avec autant de soins depuis 3 ans, perdue par le fait de mon absence forcée du lieu du dénouement de ce grand drame. Dès que le moral traverse le physique, tout se bouleverse. Mes crises ont été arrêtées “… Or ce qui contribuera le mieux à son rétablissement, ” ce sera la marche des affaires & le ciel semble s’éclaircir partout “….
ON JOINT une enveloppe a.s. adressée au marquis de HERTFORD, à Londres